27/01/2008

Ma fille

 

Ma fille, mon enfant
Je vois venir le temps
Où tu vas me quitter
Pour changer de saison
Pour changer de maison
Pour changer d'habitudes
....

A vivre sous mon toit
Il me semble parfois
Que je t'avais perdue
Je vais te retrouver
Je vais me retrouver
Dans chacun de tes gestes
On s'est quittés parents
On se retrouve amis
Ce sera mieux qu'avant
Je n'aurai pas vieilli
Je viendrai simplement
Partager tes vingt ans

Mon enfant, mon petit
Bonne route... Bonne route
Sur le chemin de la vie
Nos deux cœurs vont changer de pays

Serge Reggiani

dyn001_original_430_368_pjpeg_2623655_098b3198a4d02be38b19c1534be64e98


26/01/2008

et Brigitte

 

 

 

ah...l'horloger!..

Brigitte...

22:41 Écrit par l' dans PHOTOS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fait maison, brigitte |  Facebook |

15/01/2008

Que serais-je sans toi?

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

poème d'Aragon

Jean Ferrat

Source_9853


27/12/2007

Des mots

 



             Ecrire des m{o}
pour oublier mes m{o}…

Des mots dans tous les sens :
les « bons mots » pour ma renaissance :

Effacer les mots à l’horizontale :
médical, patriarcal, patrimonial, magistral, mâle…
pénal, procès-verbal, piédestal, conjugal, infernal !

Et vivre simplement à la verticale
avec cristal
          loyal
          jovial
          amical
          triomphal
          instrumentale
          normale
          musical
          bon moral!

 Brigitte, le 9 septembre, 7h30
   

 

gallery1

20:09 Écrit par l' dans TEXTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fait maison, mots, brigitte |  Facebook |

26/12/2007

Par le petit garçon...

 

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.

Francis Jammes

5


24/12/2007

Les chemins du vent


31TQX9X7CDL__AA240_
 

"J'ai pris les chemins du vent
Et pas les grandes routes
Je me suis trompé souvent
Sans doute
J'ai pris des chemins tordus
Des sentes buisonnières
Croit-on que je n'aurais pas dû
Le faire

Nos pas savent-ils où ils vont où ils vont
Les chemins du vent se défont, se défont

J'ai pris les chemins du vent
Ceux qu'on ne nous indique
Jamais sur les dépliants
Pratiques"

....
Anne Sylvestre

grues-cendrees_1192744272